L’assiette anti-fatigue : que faut-il y mettre ?

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La Micronutrition est née en France en 1992, en proposant un nouveau regard sur l’assiette en tenant compte d’une part de l’importance de la fraction non énergétique (micronutriments et modulateurs du microbiote), et d’autre part de la pertinence d’un conseil personnalisé pour affiner les besoins de chacun.

« La micronutrition, c’est l’art de nourrir nos cellules pour prévenir, soigner et optimiser nos fonctions vitales. »

Dr Jean-Paul Curtay, pionnier de la nutrithérapie en France et membre de l’Académie des sciences de New York.

Évolution et Révolution

A partir de 2000, l’évolution des connaissances scientifiques a mis en avant 3 révolutions justifiant la démarche en micronutrition :

  • ▸ La confirmation des polymorphismes génétiques : nous sommes tous différents ;
  • ▸ Les travaux sur les mécanismes épigénétiques : nous ne sommes pas programmés ;
  • ▸ La recherche sur les microbiotes : nous ne sommes pas seuls.
Nos aliments regorgent de trésors nutritionnels sur le plan micro.

En regardant de plus près le contenu de notre assiette, on peut observer des milliers de petites molécules aux effets extraordinaires : les micronutriments.

Les vitamines, les oligo-éléments, certains acides aminés précurseurs de neurotransmetteurs, mais aussi les fameux polyphénols qui protègent contre le vieillissement ou les acides gras comme les omégas 3 font partie des grandes familles de micronutriments. Leurs effets « santé » se conjuguent à ceux des probiotiques et des prébiotiques sur les propriétés favorables des 100 000 milliards de bactéries de notre microbiote (flore intestinale).

Les raisons des défaillances

Le déficit en micronutriments peut avoir lieu pour 3 raisons :

▸ Une dépense excessive en micronutriments due à une exposition aux polluants (tabac, alcool…), la présence d’une pathologie ou la consommation régulière de médicaments.

▸ Une alimentation riche en « calories vides », produits de l’alimentation moderne ;

▸ Un défaut d’assimilation digestive à cause d’un écosystème intestinal déficient ;

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Les maillons faibles de notre organisme

La micronutrition s’attache à étudier les liens entre notre état de santé et le contenu de notre assiette. Elle a ainsi identifié nos MAILLONS FAIBLES, zones de vulnérabilité de notre organisme : le cerveau, l’intestin, la protection et la communication cellulaire. Aujourd’hui, sources de troubles mineurs, leurs perturbations — même légères — peuvent évoluer vers des pathologies plus sévères, comme le diabète, l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires ou le cancer… et conduire à ce qu’on appelle le vieillissement pathologique.

Comme nous sommes tous UNIQUES, nous pouvons dépister la présence d’un ou plusieurs maillons faibles, témoins d’habitudes alimentaires inadaptées à nos besoins, d’une part par des questionnaires fonctionnels, et d’autre part par des marqueurs biologiques nutritionnels et fonctionnels.

Ainsi, nous pouvons comprendre comment les aliments peuvent contribuer à notre fatigue matinale, notre irritabilité, notre difficulté à nous endormir, nos difficultés à digérer, nos douleurs tendino-musculaires, notre vulnérabilité aux infections…

80% des motifs de consultation

Ces troubles fonctionnels chroniques que nous appelons Etats Intermédiaires de Santé (EIS) font l’objet de plus de 80 % des motifs de consultation en médecine générale et dans certaines spécialités comme la gastro-entérologie.

Ils accompagnent également les patients atteints de pathologies déjà traitées et contribuent à une qualité de vie perturbée. Enfin, ces EIS altèrent de manière significative notre espérance de vie en bonne santé.

La médecine du futur sera celle des molécules.

Dr Linus Pauling, double prix Nobel (Chimie en 1954 et Paix en 1962)

En pratique la consultation de micronutrition permet de :

▸ Complémenter « sur mesure » lorsque cela est nécessaire.

▸ Mieux choisir notre assiette ;

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